Posted by Thierry Page on Sat, Mar 03, 2012 @ 04:10 PM
Porcherie: une municipalité jugée de mauvaise foi
Récemment, la Cour d'appel dans un jugement où elle se penche pour la première fois sur les nouveaux pouvoirs accordés en 2004 aux municipalités dans le cas de projets de porcherie, a déterminé que la municipalité de Saint-Cyprien-de-Napierville a fait preuve de «mauvaise foi» en imposant des conditions «onéreuses et inutiles» à un producteur agricole qui voulait construire une porcherie.

Plusieurs débats entre producteurs agricoles, municipalités et citoyens ont lieu par crainte des nuisances d’odeurs. Cependant, tous ces frais, débats et frustrations non productifs auraient pu être évité par la mise en place d’un processus clair.
C’est ce que la Ville de Boucherville a fait en mettant en place une règlementation moderne, claire et objective pour baliser les nuisances olfactives. Chaque promoteurs, qu’ils soient industriels, commercial ou autre, doit ce soumettre à un processus simple et clair permettant d’évaluer objectivement l’impact odeur du projet. Lorsque celui-ci est en fonction, la Ville de Boucherville est en mesure d’évaluer la conformité règlementaire des opérations par rapport aux nuisances olfactives.
Cette approche procure plusieurs bénéfices :
-
Garanti une qualité de vie aux citoyens;
-
Fourni aux promoteurs des balises précises pour déterminer de la conformité de leur projet et des objectifs réalistes par rapport aux émissions d’odeurs;
-
Procure à la municipalité des moyens d’encadrer objectivement les activités ayant un risque de nuisances olfactives sur leur territoire de façon abordable.
Ce processus est simple à mettre en place et les experts de Odotech peuvent vous appuyer dans une telle démarche.
Posted by Veronique Cadieux on Wed, Nov 23, 2011 @ 12:36 PM
Problèmes d'odeurs ?
Odotech vous aide à réduire les coûts relatifs
à la gestion des odeurs de 10 à 90% !
Venez nous rencontrer!
Hall 6 - Allée M - Stand 60

Système intégré de mesure en continu des odeurs,
modélisation en temps réel et d'alertes odeurs
Gestion proactive des odeurs – Anticipation opérationnelle
Communication avec les riverains – Réduction des coûts

Odotech, un monde de services...
* Audit * Diagnostic * Études * Expertises & Plan *
* Comités de riverains * Jury de nez * Point zéro *
13 ans au service de l’industrie et des collectivités
Compostage - Site de stockage - Méthanisation
Station d'épuration des eaux usées - Pétrochimie
Agroalimentaire - Pâtes et papiers - Biocarburants
Suivez nous pour plus de renseignement sur la
Pour tout savoir sur nos produits et services, visitez notre site web www.odotech.fr
Odotech S.A.S.
20 rue de la Villette
69328 Lyon Cedex 3
Tel:+33 04 26 68 51 56
Fax:+33 04 26 68 51 57
Posted by Thierry Page on Tue, Nov 08, 2011 @ 09:52 AM
Encore peu développée, la biométhanisation dispose d’un potentiel économique important notamment pour les municipalités, agriculteurs et industriels. En France par exemple, la méthanisation doit contribuer à atteindre l’objectif du Grenelle de l’environnement de 23 % d’énergie renouvelable en 2020. Au Québec, elle a été définie comme voie prioritaire de valorisation énergétique des matières résiduelles. Dans plusieurs projets, l’usine de biométhanisation comportera des activités de réception et traitement des intrants ainsi que du traitement des digestats (résidu de la digestion anaérobique) par compostage.
Garde aux odeurs!
Il est cependant important de rester vigilants en ce qui concerne les risques d'odeurs. En effet, certains projets dont notamment en France, Suisse et Espagne ont démontré qu’inadéquatement considérées, les odeurs peuvent incommoder les riverains et rendre les installations dysfonctionnelles. En effet, il s'agit du principal impact environnemental négatif possible relatif à la biométhanisation. Typiquement, les installations devront être localisées dans des endroits sensibles avec des habitations à proximité pour minimiser le transport des matières organiques. Avec une mauvaise planification et une surveillance olfactive déficiente, ces usines peuvent devenir synonyme de pollutions olfactives (odeurs d’œufs pourris, biogaz, matière putrescibles, fumier et du lisier).

Les préoccupations des commutés possiblement impactées sont fréquentes et l’opposition citoyenne grandissante alors qu’il s’agit d’une des approches durables de valorisation des matières organiques. D’autre part, les projets de biométhanisation s’insèrent souvent dans des milieux comportant déjà d’autres activités odorantes et il est important de ne pas gratuitement les pointer du doigt.
|
La solution pour minimiser les risques de nuisance odeurs!
Plusieurs porteurs de projet se trouvent face à la difficulté de fournir une évaluation de l’état initial des odeurs. L’étude d’impact est une solution d’évaluation après construction permettant à l’exploitant de faire un bilan de ses émissions et d’identifier et quantifier les sources d’odeurs problématiques. Avant la construction, une évaluation de l’air ambiant du site peut permettre une évaluation correcte du niveau d’odeurs.

|
|
Une seconde solution est l’utilisation de nez électroniques, comme le système OdoWatch. La mise en place de nez électroniques avant la construction de l’unité de méthanisation permet de réaliser une évaluation en continu du niveau d’odeurs et de comprendre exactement les cycles de nuisances susceptibles d’apparaître dans la zone d’implantation de l’unité de méthanisation à venir.
L’exploitant pourra utiliser ces informations pour organiser au mieux ses opérations. Suite à la construction, les nez électroniques pourront réaliser un suivi en continu des odeurs émises par l’unité de méthanisation et permettre à l’exploitant d’optimiser en temps réel ses opérations et son procédé. Surtout, cette solution a l’avantage de se présenter comme étant la « même méthode » avant et après la construction. Déjà, des unités de biométhanisation en France, Portugal et Canada ont adopté cette approche technologique.

La gestion des odeurs est une démarche qui s’entame bien en amont de la survenance des premières plaintes d’odeur. En effet, il est possible d’intégrer la gestion des odeurs dès la conception d’un projet et tout au long de l’avancement du projet : choix du site, sélection des technologies, design, études d’impact, demandes de permis, construction, mise en opération, suivi de la performance des opérations et amélioration continue.
D’une manière très pratique, cette présentation abordera les pièges les plus fréquemment rencontrés en gestion des odeurs pour un site de biométhanisation, et ce relativement aux aspects suivants :
· Idées préconçues
· Recherche de solutions
· Communication avec les parties prenantes et la population
· Identification des sources d’odeurs
· Sélection d’un site pour une nouvelle usine
· Choix de technologies de traitement des odeurs
· Consultations avec des intervenants
· Appel d’offres
· Demande de Certificat d’Autorisation
· Opérations

Pour en savoir plus
Avec plus de 80 projets réalisés en France, au Québec/Canada, Belgique, Suisse, Espagne, USA ou Norvège dans le domaine de la gestion des matières résiduelles dont notamment en biométhanisation, compostage, stockage et enfouissement, Odotech offre une gamme complète de services et produits pour l’accompagnement de vos projets :
-
Enquête avant projet
-
Établissement de niveau zéro
-
Planification
-
Aide à la conception pour minimiser les odeurs
-
Étude d’impact odeur
-
Conformité règlementaire
-
Comité de citoyen
-
Consultations publiques
-
Surveillance automatisé des odeurs par nez électronique
Votre projet n’est que sur les planches? Aucun problème, avec 14 ans d’activité dans ce domaine, nous disposons d’une vaste banque de données de facteurs d’émissions d’odeurs pour amorcer la planification et la gestion du risque odeur.
Posted by Thierry Page on Sat, Sep 10, 2011 @ 10:17 AM
À l’instar des analyses d’impact environnemental ou des analyses de risques pour la santé du public associés à des activités industrielles, l’analyse de l’impact odeur associé à une source d’émission peut s’avérer extrêmement riche, en termes d’informations quantitatives qui rendent comptent de l’envergure d’une nuisance olfactive et des objectifs d’atténuation ou de mitigation à atteindre.
En effet, à partir de la caractérisation olfactométrique de la source (débit d’odeur, concentration odeur) et des caractéristiques de dispersion atmosphérique de l’odeur, il est possible d’estimer les concentrations dans l’air ambiant entourant la source et de quantifier l’exposition du public aux odeurs. Les modèles de dispersion atmosphérique à utiliser doivent rendre compte des spécificités de notre odorat: réponse très rapide, sensibilité aux variations et aux maxima. De ce fait, ils doivent pouvoir rendre compte plus finement de la turbulence atmosphérique afin d’estimer les maxima de concentration plutôt que les moyennes et de présenter les résultats d’estimation sous une forme pratique pour juger de la nuisance olfactive.
Très peu de modèles possèdent ces caractéristiques; les modèles classiques de dispersion de toxiques rendent médiocrement compte de la dispersion des odeurs. Ainsi les modélisations doivent être effectuées par des spécilialistes en dispersion des odeurs plutôt que de simple modeleur en qualité de l'air.
L’estimation de l’exposition aux odeurs à l’aide de l’évaluation de la dispersion atmosphérique permet de déterminer l’effort de réduction de l’émission nécessaire pour diminuer la nuisance et d’évaluer l’impact de l’utilisation de telle ou telle technologie d’atténuation dont l’efficacité est connue.

Posted by Thierry Page on Thu, Jun 02, 2011 @ 09:19 AM
L’objectif principal des méthodes développées par les professionnels de la gestion des odeurs est de mieux comprendre les problématiques de nuisances olfactives pour apporter des actions d’amélioration afin d’assurer la qualité de vie de populations concernées.
Historiquement, deux grandes approches se sont développées pour arriver à quantifier l’impact odeur sur la qualité de l’air ambiant. La première, non technologique, étant de faire des observations en air ambiant et l’autre étant de faire la mesure standardisée des odeurs à la source couplée à la modélisation de la dispersion atmosphérique pour déterminer le niveau d’odeur dans le voisinage.
Ces deux grandes approches sont complémentaires et non pas antagonistes. Elles ont cependant des utilisations et des limitations différentes. Afin de caractériser l’impact olfactif d’un secteur affecté par les odeurs, il est important de connaître les éléments suivants :
- le niveau d’odeur (exprimé généralement en terme d’unité odeur par mètre cube d’air o.u./m3);
- la fréquence d’exposition;
- la durée des expositions;
- la localisation de l’impact
- la provenance des odeurs.
Les approches les plus performantes permettront à plusieurs parties prenantes de jouer leur rôle dans un contexte de nuisances olfactives :
- Industriels : outil de planification, choix technologiques, dimensionnement d’équipement, évaluation de la performance de technologies de traitement des odeurs, réaction en cas d’incident, gestion proactive des opérations, mise en place de plan de contingence ;
- Autorités : fixer des normes de qualité de l’air, évaluer des projets avant construction, donner des permis d’autorisations, effectuer le suivi et l’inspection des installations, retracer et sanctionner les fautifs, accompagner les industriels dans la planification et la mise en œuvre de plan de gestion des odeurs ;
- Population : comprendre l’impact sur la qualité de l’air qu’ont ou qu’auront des projets industriels, juger de l’acceptabilité sociale d’un projet dans leur communauté.
L’approche air ambiant fait appel à des observations dans le milieu ambiant par des panels humains qui se déplacent à différentes localisations choisies pour notifier de la présence ou l’absence d’odeurs (méthodes dites déambulatoires). Le but principal étant de déterminer la fréquence de perceptibilité des odeurs dans un secteur donné. Afin d’obtenir des résultats statistiquement représentatifs, ce type d’approche sera réalisé sur une longue période de temps (typiquement une année) avec une multitude d’observations terrain à différents moments et endroits (minimum 104 jours de mesures). Cette approche, non technologique, est notamment encadrée par des lignes directrices méthodologiques dans la VDI 3940. Le résultat obtenu, suite à une étude VDI 3940, donne une approximation de la fréquence moyenne de perception de certains types d’odeurs dans la zone d’étude. Des méthodes similaires tel que l'olfactométrie de terrain, les sniffing units, les observatoires des odeurs, NF X 43-103 (ou approche psychophysique), les jurys de nez professionnels, l'inspection de terrain par des observateurs, renifleurs, patrouilles odeurs, olfactomètre de terrain ou rondeurs existent et possèdent les mêmes avantages et inconvénients. Dans ce blog, toutes ces méthodes déambulatoires seront collectivement regroupées sous le vocable VDI 3940.
Les approches déambulatoires ne permettent pas de renseigner sur la provenance des odeurs ni sur leur concentration et ni sur la durée d’exposition. Ce type d’étude sera généralement utilisée comme moyen accessoire pour confirmer l’évaluation de l’impact odeur calculé à partir de mesure à la source et de modélisation de la dispersion.
L’approche mesure à la source couplée à la modélisation de la dispersion atmosphérique permet de déterminer le niveau d’odeur dans le voisinage avec le plus grand degré de précision et d’éléments d’information pour toutes les parties prenantes.
1
|
2
|
3
|
| Échantillonnage |
Olfactométrie |
Calcul de dispersion |
 |

|

|
Il s’agit de l’approche la plus largement utilisée à travers le monde:
- par les autorités pour effectuer un contrôle règlementaire des odeurs
- par les industriels pour effectuer leur planification avant projet et gérer leurs opérations
- pour statuer de l’acceptabilité sociale d’un projet.
Dans un premier temps, il s’agit d’effectuer un échantillonnage à la source et de mesurer les concentrations et les débits odeurs de chaque source émettrice selon des protocoles et normes largement reconnus pour quantifier les odeurs de façon standardisée. Par exemple, il sera possible d’employer les techniques habituelles d’échantillonnage des gaz et d’utiliser la norme EN 13725 pour la mesure olfactométrique. Puis en utilisant des modèles mathématiques d’application règlementaire (par exemple AERMOD, CALLPUFF de la US EPA) considérant les phénomènes physiques de dispersion et de transport des polluants dans l’atmosphère, on calcul la concentration odeur en tout point autour du site en fonction des conditions météorologiques. En utilisant un historique des conditions météorologiques, il est possible d’effectuer le calcul de dispersion des odeurs pour les 8760 heures d’une année et d’obtenir un portrait fidèle des fréquences et concentrations d’odeurs associées à cette source dans le voisinage.
En plus de bénéficier des dernières avancées technologiques, méthodologiques et normatives, cette approche à pour avantage d’évaluer l’odeur incrémentale en air ambiant causée par une source. Il est alors possible de connaître la contribution relative de plusieurs sources. Ainsi un industriel aura l’information pour prioriser des axes d’intervention et agir sur les sources qui ont le maximum d’impact sur la nuisance olfactive par rapport aux budgets disponibles. Ceci est particulièrement pertinant lorsqu'il s'agit de sites industriels ou municipaux avec des sources multiples tel que:
- Station de traitement des eaux usées
- Sites d'enfouissement
- Sites de compostage
- Raffineries
- Usines d’équarrissage
- Usines de pâtes et papiers
- Bâtiments de ferme d'élevage
- Autres sites industriels avec plusieurs sources
Posted by Denis Dionne on Thu, Apr 07, 2011 @ 04:30 PM
Premièrement: Pourquoi gérer le risque odeur?
- Historiques de problèmes avec sites industriels: intervenants aux aguets (voisins, autorités, bailleurs de fonds & subventions, clients, etc.);
- Problématique sensorielle à rétroaction rapide… sent, reconnait, plainte… contrairement à d’autres contaminants (les odeurs représentes la majorité des plaintes reçus par les autorités);
- Tendance vers procès et recours collectifs pour nuisances (M$);
- + de lignes directrices, règlementations ou engagements requis (souvent rétroactifs);
- Fermeture de sites, coûts « surprises » non anticipés (opération et/ou capital), Forcé d’opérer à un % de la capacité

Comment on calcule le risque odeur pour un site?
On parle souvent du concept FIDOL (voir notre blog les 7 facteurs amenant des nuisance odeurs) mais en réalité c'est encore plus complexe, on peut conceptualiser l'évaluation du risque (R) par:
R = P x C x I x D x T x N x M
ou
P = Probabilité (ou fréquence)
C = Concentration odeur
I = Intensité de l’odeur
D = Durée des évènements
T = Ton hédonique («désagréabilité»)
N = Nombre de récepteurs affectés

M = Mystérieux: augmente avec couverture médiatique, peu de communication, historique du site, historique de l’industrie, intérêt des intervenants, etc.
Les besoins de base en gestion des risques odeurs
On ne peut adresser la problématique odeur de façon efficace si:
- On ne comprend pas bien le profil odeur de son site;
- On ne la mesure pas;
- On n’a pas développé une certaine expertise à l’interne pour la gestion de celle-ci.
Les outils existent: diagnostic odeur, modélisation, suivis, études de scénarios critiques/alternatifs
Gérer les risques odeurs - Une proposition trop coûteuse?
Exemple: 75 000 tonnes/an sur un horizon de 4 ans, revenu estimé à 15M$ (50$/t).
Plan de gestion nécessaire (incluant diagnostic, modélisation, établissement d'un plan d'action, suivi, comité) estimée à 60 125 $/an : 1,6 % du revenu annuel projeté ou 0,80 $/tonne!
Mais surtout, le plan de gestion minimise:
- Les risques de ralentissement ou cessation des activités (pertes de revenues)
- Des coûts associés à la gestion de crise (coûts additionnels)
- Des coûts associés aux poursuites possibles
La gestion intelligente à un coût prévisible et raisonnable des odeurs est donc à favoriser.
Prochain blog: Les étapes typiques d'un projet et les pièges

Posted by Denis Dionne on Mon, Feb 07, 2011 @ 01:57 AM
Vous avez fait un premier pas en réalisant un diagnostic olfactif et vous savez maintenant d’où viennent les émissions critiques d’odeurs de votre site … vous voulez maintenant gérer ou traiter ces sources d’odeurs pour diminuer ou prévenir les plaintes quant à des odeurs hors site.
Évidemment, vous souhaitez y réagir le plus efficacement possible, ce qui implique le traitement des sources ayant le plus fort impact hors site la plupart du temps, sachant qu’il ne s’agit pas forcément des sources générant le plus d’émissions. C’est là qu’une évaluation détaillée de l’impact olfactif entre en jeu.

L’évaluation de l’impact olfactif utilise les informations sur les émissions olfactives du site, leur variabilité, l’emplacement des sources et des voisins potentiellement affectés, les conditions météorologiques locales, la topographie, l’utilisation des sols, etc., pour évaluer l’impact olfactif des sources d’odeur d’un site en utilisant un modèle approuvé (AERMOD, CALPUFF, etc.).
Les taux d’émissions olfactives (unité d’odeur par seconde : u.o./s) sont saisis avec les autres entrées et résultent en une modélisation des concentrations olfactives (unité d’odeur par m3 : u.o./m3) à des points spécifiques et sur une période déterminée pour calculer des moyennes. Un certain nombre de paramètres peuvent être calculés à partir des données : niveaux olfactifs maximaux, niveaux olfactifs moyens, nombre de dépassements olfactifs d’un niveau olfactif spécifique (critère d’odeur, réglementation des odeurs ou cible de l’odeur), percentiles, etc. Les sorties sont souvent présentées sous forme de courbes isométriques ou de tracés des odeurs, qui fournissent une représentation visuelle de l’impact. Ces informations peuvent être utilisées pour établir un plan de gestion des odeurs ou pour communiquer la réduction des odeurs de votre site après la réalisation des modifications.
L’étude d’impact olfactif peut aussi être orientée vers l’évaluation du besoin ou vers le soutien d’une stratégie sous-jacente à la mise en œuvre d’un système de surveillance des odeurs.
Tout comme pour le diagnostic, les résultats de l'étude d'impact peuvent vous surprendre : votre classement des sources d’odeur peut indiquer une empreinte olfactive totalement différente de celle à laquelle vous vous attendiez et suggérer un plan d'action radicallement différent de celui sous considération.
Pour de plus amples informations, consultez le site Web d’Odotech. N'hésitez pas à nous contacter si vous désirez discuter de la pertinance d'une étude impact odeurs pour votre site.
Posted by Denis Dionne on Sun, Jan 23, 2011 @ 09:21 AM
Vous exploitez un site de compostage, un site de gestion des déchets, une station d’épuration des eaux usées ou un quelconque processus dégageant des odeurs… savez-vous vraiment d’où proviennent les émissions olfactives et sur quelle source il faudrait travailler pour réduire les odeurs afin de répondre aux plaintes quant aux odeurs hors site (ou encore mieux: les prévenir) ? Si votre réponse est « non » ou « je le pense, tels processus dégagent une forte odeur », vous pourriez être intéressé par la réalisation d’un diagnostic des odeurs.

Échantillonnage des émissions surfacique d'odeurs à l'aide d'une chambre de flux sur un bassin
Un diagnostic implique une approche systématique visant à évaluer les émissions olfactives d’un site au moyen d’un échantillonnage sur les sources d’odeur principales, en évaluant leurs concentrations d’odeur (unité d’odeur par m3 : u.o./m3) par olfactométrie, en utilisant des méthodes standardisées et en calculant leurs taux d’émissions olfactives (unité d’odeur par seconde : u.o./s) par la collecte d'informations sur le processus et les sources.
Pour les sources dont on connaît ou suppose la variabilité du niveau d’odeur, des échantillons multiples peuvent être analysés pour en évaluer l’importance. Il est alors possible d’obtenir une image claire de la contribution de chaque source aux émissions olfactives de votre site.
Ces informations (accompagnées d’une étude de dispersion d’odeurs) peuvent être utilisées pour établir un plan de gestion des odeurs ou pour communiquer la réduction des émissions d'odeurs de votre site après avoir réalisé des modifications. Le diagnostic des odeurs peut aussi être orienté vers l’évaluation de l’efficacité de l’élimination des odeurs par un biofiltre, un épurateur ou toute autre technologie de maîtrise des odeurs que vous pouvez avoir déployée. Il peut aussi être utilisé pour évaluer la nécessité de mettre en œuvre un système de surveillance des odeurs.
Le premier diagnostic pourra vous surprendre : votre classement de source d’odeur peut révéler une empreinte olfactive tout à fait différente de celle que vous percevez, et avec un peu de chance, cela pourrait être fait avant de réaliser d’importants investissements en vue de l’atténuation des odeurs de sources secondaires. Il est également possible d'effectué un diagnostic théorique pré-projet (Odotech possède une banque de données importante de taux et concentration couvrant différentes industries, technologies et types de matières).
Pour de plus amples informations, consultez le site Web d’Odotech. N'hésitez pas à nous contacter pour discuter de la pertinance d'un diagnostic pour votre site.
Posted by Denis Dionne on Fri, Dec 10, 2010 @ 04:34 PM
En plus d'être influencée par la direction du vent, la dispersion atmosphérique des odeurs est également influencée par la turbulence. On peut comprendre ce phénomène en analysant la stabilité atmosphérique qui permet de représenter ces turbulences. Les périodes instables favorisent la dispersion atmosphérique des odeurs tandis que les périodes plus stables amènent des conditions plus problématiques. La figure suivante présente la fréquence horaire d'une représentation simplifiée des classes de stabilité sur une période de 3 trois ans de données météo.

Les conditions stables comptent (ici) pour environ 30% du temps et sont généralement plus présentent le soir, la nuit et tôt en matinée. La dispersion des odeurs est donc typiquement défavorisée pendant ces périodes.
Le matin et le soir concordent également avec des périodes de plus fort potentiel de présence et de réceptivité des "récepteurs sensibles"... notamment des travailleurs et écoliers qui quittent ou arrivent à leurs résidences. Les récepteurs sont présents, à l’extérieur et aux aguets (avec un nez reposé et probablement plus sensible).
(Note, le terme "récepteurs" est ici équivalent à riverains, voisins, résidences ou plaignants potentiels)
Comme de raison, l'impact et l'influence varient en fonction du type de sources et de ses caractéristiques (hauteur, vitesse d'éjection, etc.) et de la localisation des récepteurs. D’où l’intérêt d'une modélisation de la dispersion des odeurs pour une évaluation statistique des impacts odeurs.

Posted by Thierry Page on Wed, Dec 08, 2010 @ 01:27 PM
La vision d'un panache d'une cheminée est susceptible de susciter des inquiétudes, mais étant donné leur éloignement relatif, la pollution n'est pas perçue comme une menace immédiate. Par contre, le fait de sentir un panache représente normalement une sensation au caractère des plus menaçantes pour l'homme. Les nuisances olfactives sont souvent les éléments qui motivent des riverains à se plaindre. Heureusement, odeur et toxicité ne sont pas liées et habituellement un facteur de concentration de 1000 existe entre le seuil de perception olfactif et celui de toxicité. Les odeurs constituent une préoccupation essentiellement liée à la qualité de vie.
Du fait du vécu propre à chaque in
dividu, de son humeur et de la qualité de son appareil olfactif, le degré d'incommodation peut varier d'une personne à l'autre. Les débats environnementaux quant à la qualité de l'air par rapport aux odeurs prennent parfois des tournures peu objectives. L'intérêt d'une industrie dans la détermination de leur responsabilité dans la gêne olfactive générée à proximité de ses activités, mêlée avec d'autres est évidant, et aussi important que la validité de plaintes émises liées aux odeurs.
Il est donc essentiel d’utiliser des outils qui permettent d'évaluer de façon objectives et fiables l'impact d'émissions odorantes aux alentour des activités industrielles ou autres. Parmi les outils les plus avantageux par leurs faibles coûts, leur niveau de résolution et leur flexibilité à étudier un grand nombre de cas de source d’odeurs, on retrouve l’olfactométrie et la modélisation mathématique de la dispersion atmosphérique des odeurs. Les concentrations à l'immission (air ambiant) peuvent donc être calculées afin de mieux comprendre les problématiques d’odeurs et trouver des solutions toutes aussi viables qu’économiques. La mise en relation en temps réel de ces outils (via des nez électroniques) permettra aux industriels d’optimiser leur opération et de gérer proactivement leur site de façon à minimiser les odeurs.

