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Méthanisation, Biogaz et solutions de prévention des odeurs

  
  
  
  

Bonne nouvelle, le gouvernement français a décidé de bonifier son soutient à la méthanisation.

En effet, à l’occasion de la publication, ce lundi 23 mai, de la hausse du tarif d’achat de l’électricité produite par méthanisation, Nathalie Kosciusko-Morizet et Eric Besson ont annoncé un dispositif global de soutien à cette filière.

Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, "la méthanisation est une opportunité pour construire une agriculture compétitive et respectueuse de l’environnement mais c’est également une solution pour résoudre le problème de traitement des déchets. Alors que la France ne dispose que d’une centaine de méthaniseurs, contre plus de 3 000 en Allemagne, ce nouveau dispositif de soutien va accélérer le développement de la filière". Quant à Eric Besson, il voit dans ce dispositif, "une opportunité à saisir pour constituer une filière française intégrée, porteuse de valeur ajoutée et créatrice d’emplois industriels qualifiés".

Encore peu développée en France, la méthanisation dispose d’un potentiel économique et industriel important notamment pour les agriculteurs.  La méthanisation doit contribuer à atteindre l’objectif du Grenelle de l’environnement de 23 % d’énergie renouvelable en 2020. Elle doit atteindre une puissance électrique installée de 625 MW en 2020 et une production de chaleur de 555 ktep/an.

Methanisation

C'est pourquoi les ministres de l'Ecologie et de l'Industrie ont décidé d'apporter leur soutien à cette filière. Pour ce faire, ils prévoient de mettre met en place un dispositif de soutien complet et renforcé :

  • Revalorisation du tarif de rachat de l’électricité produite à partir de biogaz de 20% en moyenne pour les petites et moyennes installations agricoles.
  • Reconnaissance de la méthanisation comme une activité agricole depuis le 16 février 2011 (loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche).
  • Autorisation d’injection du biogaz issu de la méthanisation dans les réseaux de gaz naturel cet été (loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement dite Grenelle 2).
  • Aides territoriales à la méthanisation (ADEME, collectivités, ministère de l’agriculture) pour optimiser le soutien et orienter les projets vers les meilleures solutions aux plans environnemental et énergétique.

Vigilance aux odeurs

Il est cependant important de rester vilgilants en ce qui concerne les risques d'odeurs. Il s'agit en effet du principal impact environnemental négatif possible relatif à la biométhanisation. Typiquement, les installations devront être localisées dans des endroits sensibles avec des habitations à proximité. Avec une mauvaise planification et une surveillance olfactive inadéquate, ces usines de biogaz peuvent devenir synonyme de pollutions olfactives (odeurs d’oeufs pourris, biogaz, matière putrécibles, fumier et du lisier).

L’arrêté Méthanisation du 10 novembre 2009 est utilisé par les DREAL et autres instances administratives pour évaluer les projets d’unités de méthanisation industrielle ou agricole, de tri mécano-biologique et autres site de valorisation énergétique des matières résiduelles. Cet arrêté intègre deux articles propres aux nuisances olfactives susceptibles d’être générées dans le cadre de l’exploitation d’une unité de méthanisation.

Plusieurs porteurs de projet se trouvent face à la difficulté de fournir une évaluation de l’état initial des odeurs. L’étude d’impact est une solution d’évaluation après construction permettant à l’exploitant de faire un bilan de ses émissions et d’identifier et quantifier les sources d’odeurs problématiques. Avant la construction, une évaluation de l’air ambiant du site peut permettre une évaluation correcte du niveau d’odeurs.

impact odeur methanisation

Une seconde solution est l’utilisation de nez électroniques, comme le système OdoWatch©. La mise en place de nez électroniques avant la construction de l’unité de méthanisation permet de réaliser une évaluation en continu du niveau d’odeurs et de comprendre exactement les cycles de nuisances susceptibles d’apparaître dans la zone d’implantation de l’unité de méthanisation à venir. L’exploitant pourra utiliser ces informations pour organiser au mieux ses opérations. Suite à la construction, les nez électroniques pourront réaliser un suivi en continu des odeurs émises par l’unité de méthanisation et permettre à l’exploitant d’optimiser en temps réel ses opérations et son procédé. Surtout, cette solution a l’avantage de se présenter comme étant la « même  méthode » avant et après la construction. Déjà, quelques unités de méthanisation en France ont adopté cette technologie.

nez electronique methanisation

La gestion des odeurs est une démarche qui s’entame bien en amont de la survenance des premières plaintes d’odeur. En effet, il est possible d’intégrer la gestion des odeurs dès la conception d’un projet et tout au long de l’avancement du projet : choix du site, sélection des technologies, design, études d’impact, demandes de permis, construction, mise en opération, suivi de la performance des opérations et amélioration continue.
D’une manière très pratique, cette présentation abordera les pièges les plus fréquemment rencontrés en gestion des odeurs pour un site de méthanisation, et ce relativement aux aspects suivants :
· Idées préconçues
· Recherche de solutions
· Communication avec les parties prenantes et la population
· Identification des sources d’odeurs
· Sélection d’un site pour une nouvelle usine
· Choix de technologies de traitement des odeurs
· Consultations avec des intervenants
· Appel d’offres
· Demande de Certificat d’Autorisation
· Opérations

Gestion risque odeur 

 Mesure odeur facile

Méthanisation et Odeur : Comment lire l’arrêté méthanisation du 10 novembre 2009 ? Partie 1. L’article 29. Odeurs

  
  
  
  

L’arrêté Méthanisation du 10 novembre 2009 est utilisé par les DREAL et autres instances administratives pour évaluer les projets d’unités de méthanisation industrielle ou agricoleméthanisation arrêté et odeur , de tri mécano-biologique et autres site de valorisation énergétique des matières résiduelles. Cet arrêté intègre deux articles propres aux nuisances olfactives susceptibles d’être générées dans le cadre de l’exploitation d’une unité de méthanisation.

 

L’article 29 de l’arrêté méthanisation du 10 novembre 2009 réfère directement aux odeurs :

Pour les installations nouvelles susceptibles d’entraîner une augmentation des nuisances odorantes, l’étude d’impact inclut un état initial des odeurs perçues dans l’environnement du site selon une méthode décrite dans le dossier de demande d’autorisation. Dans un délai d’un an après la mise en service, l’exploitant procède à un nouvel état des odeurs perçues dans l’environnement selon la même méthode. Les résultats en sont transmis à l’inspection des installations classées au plus tard dans les trois mois qui suivent.

Si cela semble clair au départ, l’utilisation d’une méthode identique pour évaluer les impacts odeurs avant et après construction de l’unité de méthanisation peut s’avérer difficile. En effet, si la technique habituelle d’évaluation des nuisances olfactives est l’étude d’impact odeur (arrêté Équarrissage du 12 février 2003, arrêté Compostage du 22 avril 2008), dans le cas présent, celle-ci peut s’avérer impossible à mettre en œuvre. En effet, si aucune activité n’est présente sur le site devant accueillir l’unité de méthanisation, ce qui est souvent le cas, la réalisation d’une étude d’impact est impossible!

Plusieurs porteurs de projet se trouvent face à la difficulté de fournir une évaluation de l’état initial des odeurs, mais se butent à la nécessité d’utiliser la même méthode avant et après la construction. Solution ? Trop souvent, cela va se traduire par l’utilisation d’un jury de nez professionnel, solution onéreuse et sans valeur ajoutée.

L’idéal est de convaincre l’administration (et cela marche presque 99 % du temps) que cette obligation d’utiliser la même méthode avant et après construction peut être désavantageuse, pour l’ensemble des acteurs du projet (exploitant, riverains, élus,étude d'impact odeur administration). L’étude d’impact est une solution d’évaluation après construction permettant à l’exploitant de faire un bilan de ses émissions et d’identifier et quantifier les sources d’odeurs problématiques. Avant la construction, une évaluation de l’air ambiant du site peut permettre une évaluation correcte du niveau d’odeurs. Même si les deux méthodes ne sont pas identiques, leurs résultats permettent une comparaison de l’état initial et final, tout en fournissant des éléments d’améliorations à l’exploitant.

Une seconde solution est l’utilisation de nez électroniques, comme le système OdoWatch©. La mise en place de nez électroniques avant la construction de l’unité de méthanisation permet de réaliser une évaluation en continu du niveau d’odeurs et de comprendre exactement les cycles de nuisances susceptibles d’apparaître dans la zone d’implantation de l’unité de méthanisation à venir. L’exploitant pourra utiliser ces informations pour organiser au mieux ses opérations. Suite à la construction, les nez électroniques pourront réaliser un suivi en continu des odeurs émises par l’unité de méthanisation et permettre à l’exploitant d’optimiser en temps réel ses opérations et son procédé. Surtout, cette solution a l’avantage de se présenter comme étant la « même  méthode » avant et après la construction. Déjà, quelques unités de méthanisation en France ont adopté cette technologie.

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