Posted by Thierry Page on Sat, May 07, 2011 @ 01:41 PM
À travers mes années de pratique et d'enseignement dans le domaine de la qualité de l'air, de la gestion des odeurs, de la micro météorologie et de la modélisation de la dispersion atmosphérique, j’ai recueilli des images de fantastiques panaches (envoyés par des amis, collègues et étudiants).
Un de nos autres blogs a déjà souligné certains des approches et des risques à considérer dans la conception de cheminées – Eh bien, rien de mieux que des photos pour illustrer certaines des pires conditions menant à des niveaux d’odeur potentiellement importants (à partir de cheminées somme toutes élevées!).

Panache stable, non perturbée... peuvent voyager « non dilué » à un lointain récepteur et générer une plainte d'odeur.

Cheminée élevée... on voit la possibilité d'une incidence directe à proximité, donc d'obtenir des plaintes d'odeur (le recours à des cheminées plus élevées est une amélioration souvent trop rapidement adoptée dans la gestion des odeurs. Votre meilleur choix est de réduire les taux d'émission en premier lieu).

C'est un excellent exemple de l'impact des bâtiments sur la dispersion d’une cheminée. Les résidents de l'édifice illustré ici sont touchés (par exposition aux fenêtres ouvertes ou par les prises d'air sur le toit du bâtiment), mais certains des voisins proches et les entreprises situés dans la « cavité de recirculation » sur la droite vivent peut-être des niveau encore plus élevés. Forte probabilité d'une plainte d'odeur !

Nous discutons souvent de stabilité avec nos clients et de la nécessité de comprendre que les activités odorantes connues mais occasionnelles doivent être prévues/gérées (c'est-à-dire effectuées en évitant le début/fin du jour). Cette image présente une accumulation locale des émissions de deux cheminées distinctes. Encore une fois, nous voyons le potentiel de plaintes d'odeur.

Encore une fois, un panache stable qui attend de frapper un récepteur à sa quasi concentration d’émission...
Ces photos sont, bien entendu, des pires cas et ne représentent pas la dispersion moyenne de ces cheminées qui ont habituellement un bon taux de dilution (la plupart du temps). Malheureusement, les plaintes d'odeur ne sont pas fondées sur un impact moyen. L’évaluation de vos risques d'odeurs grâce à l'analyse des impacts (modélisation et études de sensibilité) peut aider à comprendre le potentiel d'impacts odeurs inacceptables et orienter votre processus de décision ou la conception même des cheminées. Dans certains cas, l'analyse de sensibilité peut même prendre la forme d'une évaluation multi-modèles.
Donc avant d'opter pour une configuration de cheminée, je vous encourage à faire un peu de travail en prévention pour éviter beaucoup de travail plus tard en gestion de crise.
Je vous invite à m'envoyer vos photos de panaches incroyables à tpage@odotech.com et je serai heureux de les partager sur ce blog.
Posted by Denis Dionne on Thu, Jan 27, 2011 @ 04:14 PM
Si vous êtes confronté à des problèmes d’odeur ou que vous apportez la touche finale à votre concept pour un processus impliquant des risques olfactifs avérés… vous vous demandez certainement quelle hauteur doit avoir votre cheminée.
De nombreux paramètres entrent en jeu, comme le taux d’émission d’odeur, la température des gaz, le diamètre de la cheminée, l’influence du bâtiment, la topographie, la vitesse verticale et bien sûr la situation géographique des voisins potentiellement touchés.

Considération de l'influence des bâtiments
Vous avez peut-être consulté les lignes directrices des bonnes pratiques d’ingénierie (GEP) de l’agence de protection de l’environnement des Etats-Unis (EPA), qui présentent une approche permettant d’estimer la hauteur pour que l’effet du bâtiment soit négligeable … toutefois, cette hauteur n’est pas obligatoirement suffisante pour prévenir les problèmes d’odeurs ou elle peut être excessivement élevée par rapport aux besoins réelles.

Calcul de la surélévation d'un panache d'odeur
L’impact olfactif hors site des émissions olfactives de la cheminée peut être évalué en utilisant un modèle de dispersion tel qu’Aermod. Le taux d’émission d’odeur peut être mesuré (olfactométrie et échantillonnage sur la source) ou estimé en utilisant des concentrations d’odeur ajustées de sources similaires.
Les données tirées du modèle peuvent être utilisées pour déterminer la hauteur optimale en tenant compte des impacts olfactifs, de leur fréquence et bien sûr des coûts différentiels pour les hauteurs proposées (scénarios multiples). Le modèle peut également fournir de précieuses informations sur les risques olfactifs étant donné notamment que même si le panache olfactif présente une plus faible concentration, il peut alors toucher une zone plus densément peuplée qu’avec le paramétrage précédent.
Une approche rationnelle et réfléchie est requise car il y a d’autres aspects à prendre en compte lors de la décision, comme par exemple : réglementations locales pouvant définir les caractéristiques de la cheminée, impact potentiel sur le processus (débit, contamination), limitations de la capacité de charge de vos infrastructures et potentiel à générer de nouveaux problèmes (bruit, particules en suspension, etc.).
Pour de plus amples informations sur les études d’impact olfactif, consultez le site Web d’Odotech.
Les outils de surveillance en temps réel de l’impact des odeurs peuvent également constituer une option pour évaluer la dispersion des odeurs (la distance parcourue par les odeurs) et contribuer à des modifications de conception de la cheminée en fonction des niveaux olfactifs hors site.
Posted by Denis Dionne on Fri, Dec 10, 2010 @ 04:34 PM
En plus d'être influencée par la direction du vent, la dispersion atmosphérique des odeurs est également influencée par la turbulence. On peut comprendre ce phénomène en analysant la stabilité atmosphérique qui permet de représenter ces turbulences. Les périodes instables favorisent la dispersion atmosphérique des odeurs tandis que les périodes plus stables amènent des conditions plus problématiques. La figure suivante présente la fréquence horaire d'une représentation simplifiée des classes de stabilité sur une période de 3 trois ans de données météo.

Les conditions stables comptent (ici) pour environ 30% du temps et sont généralement plus présentent le soir, la nuit et tôt en matinée. La dispersion des odeurs est donc typiquement défavorisée pendant ces périodes.
Le matin et le soir concordent également avec des périodes de plus fort potentiel de présence et de réceptivité des "récepteurs sensibles"... notamment des travailleurs et écoliers qui quittent ou arrivent à leurs résidences. Les récepteurs sont présents, à l’extérieur et aux aguets (avec un nez reposé et probablement plus sensible).
(Note, le terme "récepteurs" est ici équivalent à riverains, voisins, résidences ou plaignants potentiels)
Comme de raison, l'impact et l'influence varient en fonction du type de sources et de ses caractéristiques (hauteur, vitesse d'éjection, etc.) et de la localisation des récepteurs. D’où l’intérêt d'une modélisation de la dispersion des odeurs pour une évaluation statistique des impacts odeurs.
