Posted by Thierry Page on Sun, Feb 13, 2011 @ 06:06 AM
Pour contrôler et minimiser les émissions d’odeurs, il est nécessaire de les caractériser et de les quantifier. Pour ce faire, trois étapes principales doivent être considérées : l’échantillonnage, le transport et le stockage des échantillons et les mesures.
Des mesures sensorielles impliquent la participation d’humains pour flairer et quantifier les odeurs dans des conditions standardisées et reproductibles en laboratoire.

Le Tableau suivant illustre les différents paramètres qui permettent de décomposer l’information sensorielle recueillie par l’appareil olfactif humain.
Méthodes de caractérisation des odeurs
Perception Termes Méthodes humaine olfactométriques
Détection Seuil olfactif Seuil de perception
Qualification Qualité odorante Qualité odorante
Quantification Intensité odorante Intensité relative ou n-butanol
Quantification Intensité odorante Intensité relative
1. L’analyse olfactométrique au seuil de perception
| Cette évaluation consiste à déterminer le nombre de dilutions requises pour qu’un échantillon odorant soit perceptible par 50% de la population.On en déduit alors la concentration-odeur qui représente une unité d’odeur par volume d’air. |
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Par définition, le seuil de perception olfactif correspond à la concentration en odorant d’un échantillon à laquelle 50 % d'un jury chargé de flairer perçoit l'odeur.

Le seuil de perception olfactif est équivalent à 1 unité odeur par mètre cube d’air : 1 u.o./m3. La concentration-odeur est égale au nombre de dilutions requises pour atteindre le seuil de perception olfactif, la dilution étant le rapport entre le volume total (Vodeur + Vgaz inodore) et le volume d’odeur (Vodeur).
Rappelons que 1 u.o./m3 correspond à un niveau d’odeur où 50% de la population perçoit l’odeur ou seuil de perception. En général, 2 à 3 u.o./m3 correspond à un niveau d’odeur où 50% de la population reconnaît l’odeur ou seuil de reconnaissance. Dans de nombreux cas, 5 u.o./m3 correspond à un niveau d’odeur où 50% de la population discerne l’odeur ou seuil de discernement. Il s’agit du seuil à partir duquel la majorité des individus sont en mesure de différencier, discriminer, juger et apprécier une odeur. Il serait plausible que les plaintes d’odeurs surviennent habituellement lorsque ce niveau olfactif est atteint. De plus, 10 u.o./m3 correspond à une concentration-odeur qu’il faut diluer 10 fois avec de l’air inodore pour atteindre un niveau où 50% de la population perçoivent l’odeur.
2. La détermination de la qualité de l’odeur :
Il s’agit d’identifier l’odeur ou encore de lui attribuer une identité qui permet de la distinguer d’une autre odeur de même intensité. L’évaluation se fait par comparaison avec d’autres odeurs directement ou à l’aide de qualificatifs.
3. La détermination de l’intensité relative au supraseuil:
Cette mesure consiste à évaluer l’intensité moyenne de l’odeur perçue par un jury. Cette intensité est discrétisée sur une échelle de 0 à 10 où 0 ne sent pas et 10 sent extrêmement fort. Cette évaluation peut être effectuée pour l’échantillon pur ou dilué. Il est à noter que plusieurs échelles existent de 0 à 5, de 0 à 6, de 0 à 8 ou de 0 à 15.
La détermination de l’intensité par comparaison au n-butanol ou au supraseuil:
Cette quantification consiste à évaluer la concentration de n-butanol qui procurera la même intensité de perception de l’odeur que l’échantillon odorant. Pour en désigner les résultats, on utilise l’expression ; supraseuil de l’odeur au n-butanol. L’intensité de différentes odeurs est alors transposée en concentrations de n-butanol.

4. La détermination du caractère hédonique :
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Cette méthode consiste à évaluer le degré d’appréciation moyen de l’odeur par un jury. Cette appréciation est discrétisée de -5 à 5, où –5 est une odeur très désagréable, 0 est une odeur neutre et 5 une odeur très agréable.
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Cette évaluation peut être effectuée pour l’échantillon pur ou dilué. D’autres échelles peuvent être utilisées mais le concept en demeure le même.
